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Icônes de progrès
 

Maîtriser la circulation

IBM100 The Management of Transportation Flow iconic mark
 

La ville de Stockholm avait des problèmes d’embouteillage. Pour réduire la circulation, IBM a développé un système de péage taxant directement les automobilistes qui empruntent les voies du centre-ville aux heures de pointe. Lancé en 2007, ce système couvrait une zone de 24 km² dans le centre avec 18 portiques d’accès sans barrière équipés d’appareils photo et de différents systèmes de paiement. Résultats : la circulation a diminué, l’utilisation des véhicules écologiques et des transports en commun a augmenté, et les citadins ont bénéficié d’une amélioration globale de la qualité de vie. S’appuyant sur cette expérience, IBM propose aujourd’hui son approche « plus intelligente » pour aider des villes comme Brisbane, Singapour et Londres à résoudre leurs problèmes urbains.

En tant que maître d’œuvre, IBM a assuré la conception, la mise en œuvre et la gestion des opérations techniques qui ont permis de déployer le système de gestion de la circulation. Les résultats ont été impressionnants et immédiats : le trafic a diminué de près de 25 %, tandis qu’à l’issue du projet pilote, en 2006, 40 000 usagers supplémentaires empruntaient chaque jour les transports publics. Trois ans plus tard, on estimait que la circulation avait été divisée par deux, que les transports publics comptaient 60 000 usagers supplémentaires et que les émissions des véhicules avaient diminué de 14 % à 18 % en centre-ville. De plus, les habitants de Stockholm étaient beaucoup plus nombreux à alterner la marche à pied et le vélo avec l’usage de l’automobile.

Le système de gestion intelligente de la circulation développé avec l’aide d’IBM a marqué un tournant en termes d’échelle et de perfectionnement, à un moment où d’autres villes dans le monde (Londres, Brisbane, Singapour…) développaient leurs propres solutions de réduction des embouteillages.

Quand l'administration suédoise des routes et le conseil municipal de Stockholm ont choisi IBM pour développer un système de péage, au milieu des années deux mille, les embouteillages n’avaient cessé de s’aggraver depuis des années, avec plus d’un demi-million de véhicules chaque jour. Et la tendance ne risquait pas de s’inverser d’elle-même. La population du comté de Stockholm augmentait en effet d’environ 20 000 personnes par an, ce qui ne pouvait que se traduire par plus de circulation et par des artères toujours plus encombrées.

La construction de voies supplémentaires n’était pas la solution : Stockholm est constituée d’îles reliées par des tunnels et des ponts. Les autorités municipales avaient eu beau inciter la population à utiliser plus souvent les transports publics, cela n’avait pas empêché les embouteillages de s’aggraver, en particulier aux heures de pointe.

La Ville a alors décidé que la meilleure solution était un système de péage associé à des parkings relais et au développement des transports en commun. Et elle a choisi IBM pour mettre au point une solution prenant en charge des tarifs différenciés selon l’heure et le jour de manière à réguler le trafic et les encombrements. Dix-huit portiques situés aux points d’entrée et de sortie du centre-ville identifiaient et facturaient les véhicules – avec un tarif plus élevé aux heures de pointe.

Des boitiers intelligents installées dans les véhicules communiquaient avec les récepteurs des portiques et déclenchaient automatiquement le paiement. Les véhicules passant ces points de contrôle étaient photographiés, leur plaque minéralogique permettant d’identifier ceux qui n’étaient pas équipés de boitiers afin de disposer d’une preuve en cas de non-paiement. Les informations étaient, alors, transmises à un système informatique établissant la correspondance entre le véhicule et ses données d’immatriculation, et une amende était adressée au propriétaire. Les conducteurs avaient également la possibilité de régler leur redevance dans une agence bancaire locale, sur Internet et dans des boutiques de proximité.

Les technologies mises en œuvre comprenaient des étiquettes RFID (identification par radio fréquence) et des capteurs sans fil capables de détecter et de mesurer les conditions réelles et de les convertir en signaux transmis à des ordinateurs.
Une autre technologie émergente, la reconnaissance optique de caractères, a été utilisée pour identifier les plaques minéralogiques sous n’importe quel angle. Du fait de la variabilité de l’éclairage, des conditions météorologiques et d’angles de vue parfois acrobatiques, certaines plaques photographiées aux portiques ne pouvaient pas faire l’objet d’une identification automatique par les systèmes standards. IBM Research a développé un système de reconnaissance sophistiqué utilisant des algorithmes pour effectuer une seconde tentative de lecture des images indéchiffrables.

Ces algorithmes font appel à des techniques comme l’amélioration de la qualité de l’image et la comparaison des plaques avant et arrière permettant d’analyser intégralement et rechercher des formes prédéfinies. À l’imitation de l’œil humain, les algorithmes déchiffrent des caractères souvent à peine lisibles en déplaçant l’image dans tous les sens jusqu’à trouver un angle de vue optimal permettant de reconnaître les formes possibles. À l’issue de l’opération, le système enregistre le numéro minéralogique, le confronte à la base des immatriculations et émet la facture.

Les boitiers ne sont plus nécessaires aujourd’hui, car les technologies de photographie et de reconnaissance optique ont évolué, et le paiement a été simplifié par une facturation mensuelle.

La ville de Stockholm espère que ce projet pilote, mené pendant six mois à partir de janvier 2006, continuera à encourager les habitants à délaisser la voiture au profit des transports en commun. Le système de péage avait également pour objectif d’apporter une amélioration globale de l’environnement urbain, et en particulier de la qualité de l’air.

Face au scepticisme local et à une couverture médiatique défavorable, les autorités suédoises ont décidé de mener l’expérience à titre d’essai pendant une période de six mois, puis de donner aux citoyens la possibilité de déterminer par referendum s’il fallait pérenniser le système.

Les résultats de l’essai ont été si positifs que le referendum est passé. Le projet définitif a donc été lancé l’année suivante.

L’une des difficultés auxquelles sont confrontées les administrations des transports dans nombre de villes est que, récemment encore, il était impossible d’automatiser l’exploitation des gigaoctets de données sur la circulation collectées en temps réel chaque jour. Bien souvent, le temps que ces données soient reçues et traitées, elles ne reflétaient plus la situation courante.

Grâce aux solutions d’analyse et aux algorithmes développés chez IBM Research, ainsi qu’à une approche systématique de la gestion de la circulation, les autorités en charge des transports peuvent désormais visualiser l’état du trafic avec une efficacité sans précédent.

Le système de péage mis en place à Stockholm apporte des avantages durables, et des projets similaires sont encours de préparation à Gothenburg, la deuxième ville du pays, et dans d’autres communes suédoises.